Jouée cent soixante fois depuis 1951, la Passion de Sibret est, avec sa consoeur de Ligny, l’une des survivantes d’un genre théâtral dont les racines remontent jusqu’au Moyen Age, époque où les mystères de la Passion étaient présentés en Ancien français sur les parvis des cathédrales.
Depuis ses origines, le spectacle n’a cessé de se transformer pour s’adapter à l’évolution des sensibilités et tirer le meilleur parti des progrès des techniques auxiliaires du théâtre.
C’est ainsi que d’une succession de paysages réalistes servant de toile de fond à un enchaînement de tableaux vivants, on est passé à un décor unique modelé dans de la toile de jute et où les jeux de lumière se substituent aux manipulations des machinistes pour transporter les spectateurs d’un lieu en un autre.
La chorale qui, au départ, intervenait à chacune des nombreuses fermetures de rideau est maintenant intégrée dans l’histoire où elle joue le rôle de la foule.
Pour ce qui est du texte, la grandiloquence des débuts a fait place à une recherche de simplicité qui n’exclut pas l’expressivité.
Cette année, les organisateurs se sont lancé un nouveau défi : présenter la Passion en wallon de la Haute Sûre, avec l’ambition de retrouver l’esprit des mystères moyenâgeux et de faire la démonstration que les registres du wallon vont bien au-delà des niveaux de langue dans lesquels on le cantonne habituellement.
Il fallait trouver un écrivain ; Maurice Georges, 94 ans, auteur dialectal reconnu, rédacteur d’une grammaire et d’un Petit dictionnaire du parler de la Haute Sûre ; il consacra une bonne partie de l’année 2008 à sa tâche de traduction, mais, l’œuvre terminée, il devait malheureusement décéder le 31 décembre.
Le texte des chants a été récrit par Claude Bietheres, le metteur en scène, et leur interprétation confiée à la chorale « Les Champs fleuris » de Rachamps sous la direction de Fernand Meunier.
Avec la participation d’acteurs issus de différentes troupes dialectales de la région, tous les ingrédients sont réunis pour une création originale qui sera présentée à quatre reprises à Pâques 2009. Tout à fait exceptionnellement puisque les années suivantes la Passion de Sibret reprendra son cours normal, en français, dans une version de nouveau améliorée.
La Passion en wallon, c’est po on côp et one seûle année.
En condensé.
Le texte : du chanoine Boilin (1951), remanié successivement par Messieurs les abbés Laloux et Ganty, par Jean-Paul Detaille et Claude Bietheres, puis transcrit en wallon de la Haute Sûre par Maurice Georges..
Les dates : samedis 28 mars et 4 avril à 20 h 30’,
dimanches 29 mars et 5 avril à 15 h 15’.
Le lieu : au Cercle culturel de Sibret (à 7 km de Bastogne). Accès par l’autoroute E25, sortie Sibret.
La chorale : Les Champs fleuris de Rachamps.
La mise en scène : Claude Bietheres.
La direction de la chorale : Fernand Meunier.
L’accompagnement musical : Cédric Gustin.
La mise en place des décors : Yves-Marie Aubry, Pierre Callant, Jonathan Jacob, Christophe Hinck, Guy Mars.
Les sons et lumières : André-Marie Lecomte, Michaël Bodson et Edwin Van de Kragt.
Les maquillages : Sylviane Krier, Caroline Lepinois, Carine Dengis.
Les répétitions en costume : les vendredis 13, 20 et 27 mars à 20 h.
Les tarifs : adultes : 8 €, enfants : 5 €, réduction d’1 € pour les groupes à partir de 15 personnes.
Informations et réservations : 061/26.64.02 – passionsibret@gmail.com
Un site Internet : www.passionsibret.be
Un contact presse audiovisuelle : J.E. Gresse – 0495/11.37.58 (lundi, vendredi, ou après 16 h)
Jean : studios@scarlet.be













Proficiat po cist ideye chal. Min ci n’ est nén on seul côp ki ça doet yesse fwait, min tchake aneye, di pu-z e pu. Li walon, c’ est on lingaedje po viker avou.
Bonjour,
Je suis libre penseur et évolutioniste, mais je dis quand même bravo a ce que vous faites pour garder la langue Wallonne vivante. Bonne continuation.
L.B